J’arrive moi aussi
à serrer des mots dans ma main
à les jeter sur une feuille au hasard
sans qu’ils sonnent bien, sans leur donner un sens
en imaginant qu’ils semblent de la “poésie”.
.
Ils sonneront comme un orgueil périmé
comme un amour trahi et comme une vieille astuce
qui plaisent baucoup dans les salons intelligents
où il n’y a pas d’air et la vie est morte.
.
Mais peu importe si on ne respire pas,
ce qu’on cherche ce n’est que l’absence,
des mots assemblés sur les canapés
où ce qui explose est relaxant.
.
Mieux vaut, je crois,
poser son regard sur ce qui monte,
découvrir des fautes faites à cause de la hâte,
des témoignages qui sachent déceler
toutes les parties qui sont mortes
d’un monde qui s’arrête à l’improviste
en raison de la chaîne qui nous lie au sol.
.
Mieux vaut, je crois,
que quelques vérités nous touchent le coeur
en nous donnant de la lumière pour le temps perdu .
.
